Épidémie de gastro-entérite : tout ce qu’il faut savoir

Épidémie de gastro-entérite : tout ce qu’il faut savoir

Après la période des fêtes, la gastro-entérite fait un retour fulgurant en touchant toute la France. Selon les données du réseau Sentinelles, les consultations de médecine générale pour la gastro-entérite sont considérées en forte activité, 289 personnes sur un échantillon de 100 000 habitants ont été touchées par le virus, entre le 23 et le 29 décembre. Les chiffres sont en hausse et les cas sont plus ou moins nombreux selon les régions.

Source : Réseau Sentinelles

En moyenne, l’âge médian des personnes touchées est de 28 ans et les femmes représentent 52% des cas. Le pourcentage d’hospitalisation est quant à lui de 0,3%, ce qui montre que ce virus n’est pas d’une gravité absolue. Cependant, le nombre de cas observé est en considérable hausse quelle que soit la tranche d’âge des patients, excepté celle des personnes de 65 ans et plus. Les régions les plus touchées sont : Grand Est (656 cas pour 100 000 habitants), Occitanie (411 cas pour 100 000 habitants) et Nouvelle-Aquitaine (402 cas pour 100 000 habitants).

Qu’est ce que la gastro-entérite ?

La gastro-entérite est une irritation de la muqueuse du tube digestif, c’est-à-dire une inflammation de l’estomac, de l’intestin et du côlon. L’origine de la gastro-entérite peut être bactérienne ou parasitaire. Ces cas de figure sont très rares, car la plupart du temps, la gastro-entérite est virale. En France, le plus grand responsable de la gastro-entérite est le rotavirus. 

Comment savoir si c’est une gastro-entérite ?

Une fois contaminé par le virus, les symptômes apparaissent entre 24 et 48 heures. Bassine au pied du lit, surconsommation de papier toilette, voici les symptômes de la gastro-entérite : 

  • Elle se manifeste par une diarrhée aiguë et profuse (plus de trois selles liquides par jour). 
  • S’ajoute à ceci des vomissements, de la fièvre et des douleurs abdominales.

Ces signes sont plus ou moins importants et peuvent se limiter à un arrêt de l’alimentation parfois sans avoir de symptôme de véritable diarrhée. La gastro-entérite est une pathologie bénigne et souvent courte : elle dure de 2 à 5 jours, mais attention, la contagion peut se faire jusqu’à 3 jours après la disparition des symptômes. Le rotavirus quant à lui peut persister jusqu’à une durée de 7 jours sur les surfaces inertes comme le matériel à usage médical qui doit être désinfecté pour éviter la contamination. 

Les effets sur votre corps

L’estomac et les intestins vont être perturbés dans leur motricité, une perturbation du transit intestinal et de la flore bactérienne auront lieu dans votre corps. Nous avons tous des bactéries dans nos intestins : c’est ce qu’on appelle la flore bactérienne. Celle-ci va donc être perturbée par l’arrivée du virus qui ne devrait pas s’y trouver. Cela donne lieu à tous les symptômes cités dans la précédente partie (diarrhée, fièvre, vomissements).

Comment prévenir et lutter en cas de gastro-entérite ? 

La transmission du virus se fait directement entre êtres humains, par les selles ou par la bouche. Par exemple, un individu qui est allé aux toilettes et s’est mal lavé les mains peut contaminer d’autres individus en touchant des objets ou en contaminant des aliments. 

Les bons gestes à adopter sont d’éviter les embrassades trop appuyées et se laver régulièrement les mains jusqu’au poignet. Si vous êtes touché par la gastro-entérite, il est important de se mettre en quarantaine, car c’est un virus très contagieux. Il est également recommandé de ne pas manger le premier jour de la maladie. Dès le lendemain, il faut reprendre une alimentation afin de se réhydrater.

Que manger en cas de gastro-entérite ?

En cas de gastro-entérite, il est important de beaucoup s’hydrater, il faut boire du thé, de la tisane ou de l’eau. Il est également conseillé d’ajouter du sel dans l’eau que vous buvez pour compenser la perte de minéraux. En termes d’alimentation, il faut manger des carottes cuites (même très cuites). Elles sont bénéfiques pour le système digestif, car elles sont pleines de fibres, qui permettent de capter l’eau stagnante dans le côlon. Pour accompagner les carottes, il est conseillé de consommer du riz blanc bien cuit. Il ne faut pas le rincer après la cuisson pour conserver tout l’amidon qu’il contient, afin de ralentir le transit. Avec ce riz et les carottes, il est possible de manger du blanc de poulet, de dinde ou une tranche de jambon. Enfin, comme dessert, il est recommandé de consommer un yaourt au bifidus et/ou une banane qui regorge de fibre et réduit les effets de la diarrhée tout en donnant un minimum d’énergie au moment où l’on en manque le plus. 

Comment guérir la gastro-entérite ? 

Pour guérir sans douleur, voici quelques conseils : 

  • Il faut prévenir la déshydratation : boire plus de 2 litres d’eau par jour. Pour les jeunes enfants, des solutions de réhydratation orale sont disponibles en pharmacie sans ordonnance.
  • La gastro est majoritairement virale, les antibiotiques n’ont donc aucune utilité. Cependant, il est possible d’utiliser des médicaments de confort comme des antidiarrhéiques. Ils peuvent être efficaces sur une courte période, mais attention toutefois aux excès. Et pour reconstruire la flore intestinale, il possible d’utiliser des pansements gastriques ressemblant à du plâtre ou des levures.  
  • Contre la fièvre et les douleurs abdominales, il est possible de prendre des antalgiques, des antipyrétiques classiques (paracétamol).

Ces médicaments n’ont pas fait strictement la preuve de leur utilité dans la gastro-entérite. Cependant, ils peuvent aider à soulager les symptômes.

Pour résumer, voici une vidéo pour comprendre et soigner la gastro-entérite :

100% Santé : un accès aux soins et aux équipements auditifs, optiques, et dentaires pour tous

reforme 100 sante

Face aux inégalités sociales et d’accès aux soins en France, le Gouvernement de la République française s’est engagé en juin 2018 avec la réforme 100% santé, anciennement nommé “RAC 0 : Reste à charge zéro”, à faciliter l’accès aux soins et aux équipements auditifs, optiques et dentaires pour tous. Avec le plan 100% Santé, tous les citoyens couverts par un contrat de complémentaire santé responsable* peuvent désormais se faire poser une prothèse dentaire, s’équiper d’une paire de lunettes à leur vue ou encore d’aide auditive sans avoir de frais à leur charge.

Qu’est-ce que la réforme 100% Santé ?

Cette réforme gouvernementale qui vise à améliorer l’accès à des soins de qualité est déterminée par un panier spécifique dans trois domaines de santé : le dentaire avec les prothèses dentaires, l’optique avec les montures et les verres de lunettes, et l’audiologie avec les aides auditives. Ainsi, l’ensemble des soins et équipements compris dans les paniers de soins sont intégralement remboursés par l’Assurance maladie obligatoire (AMO) et les complémentaires santé. Ces paniers de soins ont été définis par l’ensemble des professionnels de santé concernés et décrivent précisément les prestations, les niveaux de qualité et les tarifs des différents soins proposés pour répondre au mieux aux attentes de chacun.

Comment fonctionne la réforme 100% Santé ?

Cette mise en place est progressive, et sera totalement effective au 1er janvier 2021. À ce jour, le reste à charge zéro est mis en place, depuis le 1er janvier 2020, chez les opticiens pour les lunettes de vue et les dentistes pour une partie des couronnes et des bridges.

Pour l’audiologie, le prix des aides auditives continue de diminuer progressivement pour atteindre un reste à charge zéro au 1er janvier 2021. En effet, depuis le 1er janvier 2019, les assurés ont pu observer une baisse de 100€ du tarif moyen, ainsi qu’une augmentation de 100€ de la base de remboursement, soit un gain global de 200€. En ce début d’année 2020, la diminution des prix des aides auditives s’est accentuée pour atteindre un gain total de 250€ pour les assurés : baisse de 200€ du tarif moyen et augmentation de 50€ de la base du remboursement. Au 1er janvier 2021, les citoyens qui opteront pour les soins du panier 100% Santé n’auront plus aucun frais à leur charge.

Les assurés seront également libres de choisir de s’offrir des soins et équipements qui sont en dehors du champ d’action de l’offre 100% Santé. Si c’est le cas, il se peut qu’il leur reste à payer des frais à leur charge.

Les paniers de soins en optique

Les paniers de soins en dentaire

Les paniers de soins en audio

*Concrètement, près de 95% des contrats sur le marché sont aujourd’hui responsables: en cas de doute, n’hésitez pas à interroger votre complémentaire santé. Un contrat est dit responsable notamment lorsqu’il ne fixe pas les cotisations en fonction de l’état de santé des assurés, et qu’il assure une couverture complémentaire minimale (ticket modérateur, forfait hospitalier illimité…).

Alcool : comment traiter les problèmes liés à l’addiction ?

Alcool, comment traiter les problèmes liés à l’addiction

5 millions de Français ont des difficultés médicales, psychologiques et sociales liées à leur consommation d’alcool. La seconde cause de mortalité évitable en France est l’alcoolisme. À elle seule, cette addiction cause le décès de 45 000 Français chaque année. Et d’après l’OMS, c’est 3 millions de personnes qui sont décédées dans le monde en 2016 suite à l’abus d’alcool. Le bilan est édifiant. Face à ce constat, le Ministère des Solidarités et de la Santé et les organismes de santé publique ont mis en place différentes campagnes d’information pour lutter contre les ravages de l’alcool. 

Pour traiter les problèmes liés à l’alcoolo-dépendance, il est important de rappeler que le sevrage n’est pas la seule solution. Il ne faut pas écarter les solutions alternatives qui existent, et veiller à ce que l’entourage ne tombe pas dans la codépendance. Comme vous pouvez le voir ci-dessous, un chemin qui peut être long et éprouvant est à parcourir pour les personnes qui souhaitent arrêter ou réduire leur consommation d’alcool.

Source : Groupe APPEL (Alcoolisme, Parole, Partage et Liberté)

Se faire aider

Il est conseillé de se faire aider pour arrêter de boire, car les risques liés au sevrage peuvent parfois présenter des troubles psychologiques (hallucination, convulsion, etc.). En amont, il est donc préférable de discuter et d’échanger avec un professionnel de santé spécialisé en addictologie, pour établir un bilan sur le degré de l’addiction. Suite à ce point, l’addictologue sera en mesure d’accompagner la personne alcoolo-dépendante, avec la réalisation d’un protocole d’arrêt de l’alcool qui lui sera adapté. L’accompagnement ne peut que renforcer la motivation à réduire ou arrêter totalement la consommation d’alcool.

La consommation contrôlée

“La consommation contrôlée devrait faire partie du suivi des patients dépendants de l’alcool. Plusieurs recherches ont montré que les prises en charge incluant la consommation contrôlée dans les objectifs thérapeutiques avaient de meilleurs résultats à long terme que les prises en charge exigeant l’abstinence. Dans le suivi des dépendants à l’alcool, la consommation contrôlée peut être un but thérapeutique en soi, une étape vers l’abstinence ou une façon de diminuer les méfaits liés à la consommation. Le fait d’accepter les buts que le patient souhaite atteindre permet de renforcer l’alliance thérapeutique et évite les ruptures de traitement. Cela permet aussi une approche tout en nuance qui aide le patient à éviter des positions extrêmes oscillant entre abstinence et consommation massive.”

Dr Anaïs Albrecht et Pr Jean-Bernard Daeppen

La consommation contrôlée n’est pas simplement une observation pour maintenir les patients dans le circuit du soin, elle permet une réduction des risques de récidive et bien sûr une amélioration de la qualité de vie. Au premier abord, cette méthode peut paraître plus difficile que l’abstinence pour certains alcooliques, car le consommateur contrôlé reste toujours en contact avec l’alcool. Pourtant, sur le long terme, elle présente de meilleurs résultats. Il est également possible de commencer par une consommation contrôlée, pour entrer dans le circuit du soin, et ensuite amener vers une abstinence. 

Pour fonctionner correctement, cette méthode de consommation contrôlée doit être adaptée à chacun selon le degré de consommation d’alcool et les antécédents. 

Comment lutter contre la codépendance ? 

Sur les 5 millions de personnes qui abusent dans leur consommation d’alcool, cinq membres de leur entourage en souffrent. Cette souffrance peut se traduire par la notion de codépendance. Mais qu’est-ce que la codépendance ? Il s’agit de la manifestation d’un comportement, d’une envie d’agir pour aider la personne dépendante. En général, la personne codépendante est souvent le conjoint, les enfants ou encore les parents de la personne alcoolo-dépendante. 

“En général, la personne co-dépendante sera animée d’un désir plus ou moins intense de vouloir aider la personne dépendante sans tenir compte de ses propres limites, de sa propre vie et sans réaliser qu’elle est impuissante à changer le comportement addictif de l’autre. Souvent la personne co-dépendante, pleine de bonnes intentions, par amour dans le cas des conjoint(e)s ou des parents, assume tout à la place de l’autre. Elle lui évite ainsi d’être confrontée aux conséquences de sa consommation et, sans le vouloir, elle la déresponsabilise. Il s’agit en fait d’une adaptation progressive et inconsciente au dysfonctionnement de l’autre.”

Groupe APPEL (Alcoolisme, Parole, Partage et Liberté)

Il est important de prendre conscience que la personne codépendante, pensant agir dans l’intérêt et pour le bien de la personne alcoolo-dépendante, ne fait finalement qu’aggraver la situation. Le dépendant se trouve conforté dans son mode de vie, dans son addiction et la situation ne peut alors s’améliorer. De plus, cette situation peut elle-même engendrer dépression, stress et anxiété chez la personne codépendante, car toute cette machination peut s’avérer être une charge mentale difficile à porter quotidiennement.

Lutter contre la codépendance commence par une remise en question. La meilleure chose à faire est de prendre conscience des bonnes solutions à adopter, afin de ne pas s’abandonner ensemble dans ce processus de réduction ou d’arrêt de la consommation d’alcool. Il faut comprendre qu’il est impossible de régler seul le problème d’addiction d’une des personnes de notre entourage. A l’inverse, il est très important de l’accompagner et lui apporter du soutien.

Galette des rois

Galette des rois

Noël est terminé, au revoir les bûches glacières et pâtissières, et place à la galette des rois pour célébrer l’Épiphanie. Pour ce faire, nous vous proposons aujourd’hui la véritable recette de la galette des rois traditionnelle croustillante, garnie de sa frangipane (mélange de crème pâtissière et crème d’amande), accompagnée de son petit sirop pour la faire briller.

Source : Il était une fois la Pâtisserie / Pixabay

Ingrédients 

Pour 1 galette des rois

  • 2 pâtes feuilletées
  • 1 gousse de vanille 
  • 15 cl de lait entier
  • 5 œufs 
  • 15 g de fécule de maïs
  • 5 g de farine
  • 110 g de beurre
  • 165 g de sucre en poudre
  • 125 g de poudre d’amandes
  • 1 c à soupe de rhum 
  • 4 cl d’eau
  • 1 fève

Préparation de la crème pâtissière 

  1. Faire infuser une gousse de vanille dans 15 cl de lait entier pendant 15 minutes environ.
  2. Fouetter 2 jaunes d’œufs et 25 g de sucre en poudre.
  3. Ajouter 15 g de fécule de maïs tamisé et 5 g de farine. Fouetter le tout et délayer petit à petit avec le lait vanillé.
  4. Replacer le tout sur le feu et faire cuire jusqu’à ce que la crème épaississe.
  5. Dès qu’elle épaissit, retirer du feu, et la renverser dans une récipient et ajouter 10 g de beurre.
  6. Fouetter et laisser fondre le beurre et recouvrir d’un film alimentaire.
  7. Laisser refroidir.

Préparation de la crème d’amande 

  1. Mélanger 2 œufs, 100 g de sucre en poudre, 125 g de poudre d’amandes, 100 g de beurre mou et ajouter une cuillère à soupe de rhum. 
  2. Mélanger bien et ajouter la crème pâtissière. Vous obtenez votre crème frangipane.
  3. Étaler 2 disques de pâtes feuilletées.
  4. Préchauffer le four à 180°, verser la crème frangipane sur le premier disque de pâte et ajouter la fève.
  5. Laisser environ 3 centimètres sur les bords et badigeonner d’eau tous les bords avec un pinceau alimentaire. 
  6. Recouvrer avec la seconde pâte et appuyer bien sur les bords pour ne pas que la crème frangipane s’échappe.
  7. Dorer avec un jaune d’œuf et avec la pointe d’un couteau tracer des traits pour décorer votre galette des rois.
  8. Faire cuire 45 mn à 180°.

Préparation du sirop (au dernier moment avant la fin de la cuisson de la galette)

  1. Mélanger ensemble 40 g de sucre et 4 cl d’eau et faire cuire jusqu’à ébullition.
  2. Badigeonner sur la galette qui sort tout juste du four.

Maintenant, vous n’avez plus qu’à la déguster !