Parodontite : définition, causes et traitements

Parodontite : définition, causes et traitements

En tant qu’acteur de l’économie sociale innovante et solidaire, la prévention et le dépistage sont les missions principales de Doctocare, l’opérateur de santé du groupe Doctegestio. Dans l’épisode d’aujourd’hui, découvrez tout ce qu’il faut savoir sur les parodontites. 

Qu’est-ce que les parodontites ?

Les parodontites sont des maladies inflammatoires d’origine infectieuse (bactérienne). Elles se caractérisent par la destruction des tissus de soutien des dents (gencive, os) et de leur système d’ancrage dans l’os. Ce sont les bactéries présentes au sein de la plaque dentaire (biofilm) qui sont responsables de l’initiation de ce processus.

Il existe plusieurs types de parodontites. La sévérité de la maladie (degré de destruction osseuse), son étendue (quelques dents / toutes les dents), sa rapidité d’évolution sont variables.

La parodontite ne se guérit pas à proprement parler, mais on peut la stabiliser. La collaboration entre le patient et le praticien est la clé de la réussite du traitement d’une parodontite.

Comment traiter une parodontite ?

La parodontite ne se guérit pas à proprement parler, mais on peut la stabiliser grâce à la combinaison de plusieurs actions :

  • Une hygiène orale efficace, avec une technique et un matériel adaptés à chaque patient ;
  • Des traitements non chirurgicaux et, dans certains cas, chirurgicaux, réalisés par votre parodontiste, dépendant du type et de la sévérité de votre maladie ;
  • Un suivi rigoureux sur le long terme ;
  • Le contrôle et/ou l’élimination de certains facteurs de risque favorisant l’initiation de la maladie ou accentuant sa sévérité. 

La collaboration entre le patient et le praticien est la clé de la réussite du traitement d’une parodontite.

Comment savoir si je dois consulter ? 

Certains signes permettent de soupçonner une parodontite (des mobilités, un déchaussement, des dents qui se déplacent…) mais il faut savoir que la plupart de ces signes n’apparaissent que lors des stades les plus avancés de la maladie. Dans de très nombreux cas, les parodontites ne présentent pas de signes visibles au quotidien. Le risque est donc une détection tardive, avec une prise en charge plus compliquée. 

Pour un dépistage précoce, demandez notamment conseil à votre chirurgien-dentiste Doctocare si :

  • Vous présentez des saignements au brossage, voire des saignements spontanés ;
  • Vous êtes fumeur / fumeuse ;
  • Vous êtes diabétique ;
  • De nombreuses personnes dans votre famille sont atteintes de parodontite. 

De façon générale, le dépistage de la parodontite doit faire partie de tout examen de routine chez votre chirurgien-dentiste Doctocare : plus la détection de la maladie est précoce, plus le traitement est simple et efficace, meilleur est le pronostic.

Épidémie de gastro-entérite : tout ce qu’il faut savoir

Épidémie de gastro-entérite : tout ce qu’il faut savoir

Après la période des fêtes, la gastro-entérite fait un retour fulgurant en touchant toute la France. Selon les données du réseau Sentinelles, les consultations de médecine générale pour la gastro-entérite sont considérées en forte activité, 289 personnes sur un échantillon de 100 000 habitants ont été touchées par le virus, entre le 23 et le 29 décembre. Les chiffres sont en hausse et les cas sont plus ou moins nombreux selon les régions.

Source : Réseau Sentinelles

En moyenne, l’âge médian des personnes touchées est de 28 ans et les femmes représentent 52% des cas. Le pourcentage d’hospitalisation est quant à lui de 0,3%, ce qui montre que ce virus n’est pas d’une gravité absolue. Cependant, le nombre de cas observé est en considérable hausse quelle que soit la tranche d’âge des patients, excepté celle des personnes de 65 ans et plus. Les régions les plus touchées sont : Grand Est (656 cas pour 100 000 habitants), Occitanie (411 cas pour 100 000 habitants) et Nouvelle-Aquitaine (402 cas pour 100 000 habitants).

Qu’est ce que la gastro-entérite ?

La gastro-entérite est une irritation de la muqueuse du tube digestif, c’est-à-dire une inflammation de l’estomac, de l’intestin et du côlon. L’origine de la gastro-entérite peut être bactérienne ou parasitaire. Ces cas de figure sont très rares, car la plupart du temps, la gastro-entérite est virale. En France, le plus grand responsable de la gastro-entérite est le rotavirus. 

Comment savoir si c’est une gastro-entérite ?

Une fois contaminé par le virus, les symptômes apparaissent entre 24 et 48 heures. Bassine au pied du lit, surconsommation de papier toilette, voici les symptômes de la gastro-entérite : 

  • Elle se manifeste par une diarrhée aiguë et profuse (plus de trois selles liquides par jour). 
  • S’ajoute à ceci des vomissements, de la fièvre et des douleurs abdominales.

Ces signes sont plus ou moins importants et peuvent se limiter à un arrêt de l’alimentation parfois sans avoir de symptôme de véritable diarrhée. La gastro-entérite est une pathologie bénigne et souvent courte : elle dure de 2 à 5 jours, mais attention, la contagion peut se faire jusqu’à 3 jours après la disparition des symptômes. Le rotavirus quant à lui peut persister jusqu’à une durée de 7 jours sur les surfaces inertes comme le matériel à usage médical qui doit être désinfecté pour éviter la contamination. 

Les effets sur votre corps

L’estomac et les intestins vont être perturbés dans leur motricité, une perturbation du transit intestinal et de la flore bactérienne auront lieu dans votre corps. Nous avons tous des bactéries dans nos intestins : c’est ce qu’on appelle la flore bactérienne. Celle-ci va donc être perturbée par l’arrivée du virus qui ne devrait pas s’y trouver. Cela donne lieu à tous les symptômes cités dans la précédente partie (diarrhée, fièvre, vomissements).

Comment prévenir et lutter en cas de gastro-entérite ? 

La transmission du virus se fait directement entre êtres humains, par les selles ou par la bouche. Par exemple, un individu qui est allé aux toilettes et s’est mal lavé les mains peut contaminer d’autres individus en touchant des objets ou en contaminant des aliments. 

Les bons gestes à adopter sont d’éviter les embrassades trop appuyées et se laver régulièrement les mains jusqu’au poignet. Si vous êtes touché par la gastro-entérite, il est important de se mettre en quarantaine, car c’est un virus très contagieux. Il est également recommandé de ne pas manger le premier jour de la maladie. Dès le lendemain, il faut reprendre une alimentation afin de se réhydrater.

Que manger en cas de gastro-entérite ?

En cas de gastro-entérite, il est important de beaucoup s’hydrater, il faut boire du thé, de la tisane ou de l’eau. Il est également conseillé d’ajouter du sel dans l’eau que vous buvez pour compenser la perte de minéraux. En termes d’alimentation, il faut manger des carottes cuites (même très cuites). Elles sont bénéfiques pour le système digestif, car elles sont pleines de fibres, qui permettent de capter l’eau stagnante dans le côlon. Pour accompagner les carottes, il est conseillé de consommer du riz blanc bien cuit. Il ne faut pas le rincer après la cuisson pour conserver tout l’amidon qu’il contient, afin de ralentir le transit. Avec ce riz et les carottes, il est possible de manger du blanc de poulet, de dinde ou une tranche de jambon. Enfin, comme dessert, il est recommandé de consommer un yaourt au bifidus et/ou une banane qui regorge de fibre et réduit les effets de la diarrhée tout en donnant un minimum d’énergie au moment où l’on en manque le plus. 

Comment guérir la gastro-entérite ? 

Pour guérir sans douleur, voici quelques conseils : 

  • Il faut prévenir la déshydratation : boire plus de 2 litres d’eau par jour. Pour les jeunes enfants, des solutions de réhydratation orale sont disponibles en pharmacie sans ordonnance.
  • La gastro est majoritairement virale, les antibiotiques n’ont donc aucune utilité. Cependant, il est possible d’utiliser des médicaments de confort comme des antidiarrhéiques. Ils peuvent être efficaces sur une courte période, mais attention toutefois aux excès. Et pour reconstruire la flore intestinale, il possible d’utiliser des pansements gastriques ressemblant à du plâtre ou des levures.  
  • Contre la fièvre et les douleurs abdominales, il est possible de prendre des antalgiques, des antipyrétiques classiques (paracétamol).

Ces médicaments n’ont pas fait strictement la preuve de leur utilité dans la gastro-entérite. Cependant, ils peuvent aider à soulager les symptômes.

Pour résumer, voici une vidéo pour comprendre et soigner la gastro-entérite :

L’automédication en France

L'automédication en France

Le marché de l’automédication en recul

Après deux années de fortes hausses, les ventes de médicaments sans ordonnance en France ont chuté de 3.7% en 2017. La moyenne française d’automédication (13%) est également deux fois moins importante que la moyenne européenne (23.6%).

Cependant, 8 Français sur 10 pratiquent encore l’automédication en 2018 : 75% des hommes et 85% des femmes. Ces chiffres varient fortement pendant les différentes saisons. En effet, 79% des Français achètent des médicaments en libre service en hiver, contre 49% l’été et 40% au printemps. Leur utilisation est donc faite de manière raisonnée. 

83% des Français se rendent au moins une fois chaque année chez un médecin généraliste, contre 3% qui ne vont jamais le consulter. Une différence existe également selon les régions : les habitants du Nord Est de la France sont les plus nombreux à se rendre au moins une fois par mois chez leur médecin généraliste (18 %). À l’inverse les Franciliens et les habitants du Sud Est, s’y rendent mensuellement le moins souvent (7% et 9%). Comment cela peut s’expliquer ? Près d’un tiers des Français ressentent des difficultés d’accès à consulter leur  médecin généraliste.

Les principaux motifs de consultation – Source : Medaviz

Face aux problèmes récurrents de déserts médicaux et à l’augmentation des délais pour obtenir un rendez-vous de consultation, l’automédication est devenue une alternative fréquente exercée par de nombreux Français. 

Les Français sont mal renseignés

En France, l’automédication est en baisse mais le manque de connaissance des patients reste trop élevé. Il n’existe aucune campagne publicitaire française qui incite les patients à acheter des médicaments sans ordonnance. Comparativement, les autres pays d’Europe comme l’Angleterre sensibilisent leurs habitants à de nouvelles habitudes, comme par exemple, celle de se tourner vers un pharmacien lors de la présence de symptômes hivernaux. Il faut également noter qu’il existe beaucoup moins de médicaments disponibles sans ordonnance en France que dans d’autres pays européen.

La plupart pensent que les médicaments sans ordonnance sont les plus chers. Or, cela est totalement faux. En effet, la France est l’un des pays où les prix sont les plus faibles. Les médicaments sans ordonnance sont notamment deux fois plus chers en Allemagne et en Suède par exemple. Bien qu’une hausse des prix est à notifier ces dix dernières années (+ 9% du prix moyen de “panier” médicaments), les médicaments sans ordonnance restent largement abordables.

Des mesures doivent être prises en France, comme par exemple, intégrer le selfcare comme première étape du parcours de soins pour les pathologies bénignes. En effet, 27% des Français pensent que l’on prescrit trop d’antibiotiques. Pour se faire, les pharmaciens doivent être en mesure de proposer une offre de soin personnalisé, comme le font de nombreux pays européens. 

Pensez-vous que les médecins prescrivent trop d’antibiotiques ? 

Le bilan de l’Afipa

Le 2 octobre 2018, Patrick Bossard de l’Afipa (l’association professionnelle qui représente les industriels qui produisent et commercialisent des produits de santé disponibles en pharmacie sans ordonnance) soulignait lors d’une interview avec France Info que « le développement d’une automédication responsable et citoyenne est en parfaite cohérence avec les deux premiers objectifs de la stratégie nationale de santé : la prévention et la promotion de la santé ainsi que la lutte contre les inégalités territoriales et financières d’accès à la santé. » Il est déclaré « indispensable de conduire, à l’échelle nationale, une campagne de sensibilisation grand public sur les bons réflexes à avoir en matière de santé et, entre autres, d’automédication ». 

Le développement de l’automédication responsable permettrait de désencombrer les salles d’attente des médecins généralistes.