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L’embolisation de prostate : une technique novatrice à la Clinique Malartic

L’embolisation de prostate : une technique novatrice à la Clinique Malartic

L’hypertrophie bénigne de la prostate atteint près d’un homme sur deux après 60 ans. Elle se caractérise par une augmentation bénigne du volume de la prostate. Celle-ci entraîne des difficultés urinaires : faiblesse du jet, envies très fréquentes d’abord la nuit puis le jour, impériosités mictionnelles, infections urinaires. La complication la plus grave est le blocage urinaire qui nécessite des gestes de sondage en urgence. Ces troubles altèrent considérablement la qualité de vie des patients. Depuis 2018, l’embolisation de prostate est pratiquée en routine à la Clinique Malartic, établissement du Groupe AVEC, dans le service de radiologie interventionnelle. De nombreux cas ont été traités avec succès en collaboration étroite avec les urologues. 

Une alternative non chirurgicale et novatrice

Le service de radiologie interventionnelle prend en charge tous les patients atteints d’hypertrophie bénigne. Dans un premier temps, l’urologue traitera ses signes par les traitements médicaux. Lorsque le traitement médical est insuffisant, le chirurgien urologue peut proposer une résection prostatique qui est le traitement de référence : c’est une intervention courte, efficace, mais qui dans de nombreux cas peut entraîner des éjaculations rétrogrades. 

Depuis 2018, la Clinique Malartic propose à côté des traitements classiques une alternative novatrice non chirurgicale peu agressive pour traiter la pathologie. Cette technique est réalisée dans le service de radiologie interventionnelle.

“Concrètement, explique le docteur Boespflug radiologue, nous réalisons un abord par une ponction de l’artère fémorale, puis positionnons  sous contrôle radiologique un micro cathéter de 0,6 mm de diamètre jusqu’aux artères prostatiques.

L’embolisation consiste à obturer les petites artères qui alimentent la prostate hypertrophiée en injectant des microbilles par le microcathéter. Ce qui provoquera le dessèchement de la prostate. Cette intervention est pratiquée dans le cadre d’une courte hospitalisation ou en chirurgie ambulatoire, sous anesthésie locale ; sans incision puisque tout se fait à partir d’un point de ponction vasculaire. Elle ne nécessite pas de sondage, elle dure entre une heure trente à deux heures, et est presque indolore ; Pendant l’intervention, nous proposons aux patients des casques avec des programmes musicaux ou des programmes de réalité virtuelle avec séquence d’hypnose.”

Les suites de l’intervention sont simples. Et les complications sont rares, encore réduites par l’utilisation d’une imagerie tridimensionnelle qui sécurise le geste.

Cette technique peut donc être proposée à des patients âgés ou fragiles qui seraient contre indiqués à une anesthésie générale. Elle s’adresse aussi à des patients plus jeunes, lorsque le traitement médical est inefficace ou mal toléré, car elle permet de conserver une activité sexuelle normale, sans risque d’éjaculation rétrograde.

Elle possède des contre-indications notamment pour les patients dont les artères sont trop calcifiées pour que puisse cheminer le microcathéter. L’embolisation apporte une amélioration chez 80 % des patients. L’effet apparaît dans le mois qui suit le geste. La diminution de volume de la prostate suffit à améliorer le passage de l’urine. Les nombreux patients évalués à la clinique présentent de manière significative une nette amélioration de leur confort de vie. 

La collaboration urologique et radiologique est indispensable pour une sélection des patients et la place de l’urologue est majeure pour la discussion de toutes les possibilités thérapeutiques et le suivi du patient. C’est dans cette optique que se développe ce projet dont les résultats après deux ans sont très satisfaisants.

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