L’alcool, 2ème cause de mortalité évitable en France

L’alcool, 2ème cause de mortalité évitable en France

L’alcoolisme est la seconde cause de mortalité évitable, après le tabagisme qui occupe la première place. En effet, chaque année, le tabac est responsable d’environ 73 000 décès en France. Quant à l’alcool, il coûte la vie, directement ou indirectement, à 45 000 personnes par an. Parmi ces chiffres, l’alcool est complètement responsable de 23 000 décès (cancer des voies aérodigestives supérieures, par cirrhose ou par mort prématurée liée à l’alcoolodépendance).

Les gènes jouent un rôle sur l’addiction à l’alcool 

Personne ne naît avec un gène spécifique lié à l’alcoolodépendance. Cependant, plusieurs études montrent qu’un certain nombre de gènes accentuent les risques, et plus particulièrement ceux qui éliminent l’alcool de l’organisme. 

Les gènes jouent, par exemple, un rôle dominant sur l’absorption de l’alcool dans le tube digestif, l’entrée des molécules dans le cerveau, ainsi que sur le métabolisme des cellules cérébrales… 

Comme nous l’avons énoncé précédemment, il n’y a pas de gène propre à celui de l’alcoolodépendance, mais cependant certains sont impliqués dans la dépendance. Il y a notamment, le gène ADH1B, qui a un rôle dans la fabrication d’une enzyme dans le foie, qui permet d’absorber l’alcool. Et également, le gène DRD2, en lien avec les récepteurs de dopamine, qui agit sur la vulnérabilité de la dépendance. Des mutations dans ces gènes provoquent ainsi une réaction différente pour chacun face à l’alcool. Le risque d’alcoolodépendance est donc lié à l’interdépendance complexe de ces gènes. 

35 à 40% des risques d’être dépendant à l’alcool est défini par les gènes. L’autre part de ce pourcentage de manifester une alcoolodépendance s’explique par les facteurs environnementaux. 

Les facteurs environnementaux ont un rôle plus important que les gènes dans le développement d’une dépendance à l’alcool

Le rôle de l’environnement, incitateur ou protecteur face à l’alcool, est important dans l’alcoolodépendance. En effet, chacun est libre de ses choix et donc, de consommer de l’alcool quitte à prendre le risque d’en devenir dépendant. Cet aspect est majeur pour la prévention contre l’alcoolodépendance. Contrairement aux idées reçues, les facteurs environnementaux sont bien plus importants que ce qu’ils y paraissent.

Une personne vivant dans une famille où la consommation d’alcool quotidienne est banalisée, ne sera pas neutre face à une autre personne, qui n’a pas l’habitude de voir ses proches boire régulièrement. Le fait d’hériter de ces habitudes favorise la vulnérabilité de développer le trouble d’alcoolodépendance.  
Comme les drogues, l’alcool concentre son action sur un certain type de récepteur. Le principal ingrédient de l’alcool, l’éthanol, a une influence sur la quasi-totalité de notre système. Il touche les réseaux de l’acétylcholine, de la dopamine, du glutamate, et surtout du gaba (acide γ-aminobutyrique). Dans le cerveau d’une personne qui ne consomme pas d’alcool, le gaba agit comme le grand ralentisseur de l’activité des neurones. À l’inverse, avec une forte consommation d’alcool, l’éthanol touche les récepteurs du gaba, et exagère le ralentissement du cerveau.

Vaccin : tout savoir sur la vaccination

Vaccin : tout savoir sur la vaccination

Pourquoi se faire vacciner ?

La vaccination a pour but de vous protéger de maladies infectieuses, qui peuvent s’avérer être graves, voire même mortelles (la méningite, le tétanos, la rougeole, etc.). Se faire vacciner est tout aussi essentiel pour préserver notre entourage. Cela permet d’éviter de leur transmettre ces maladies infectieuses. La vaccination est efficace pour se protéger soi-même, mais également les autres.

Quels sont les vaccins recommandés et obligatoires en France ?

La vaccination concerne tous les Français. Cependant, elle alimente de nombreux débats pour plusieurs raisons : la vaccination est considérée comme une prévention contre quelque chose qui peut potentiellement nous arriver et son efficacité n’est pas totale. De plus, elle présente des effets secondaires qui peuvent s’avérer parfois importants (maux de tête, fatigue, sueurs, et dans les cas plus rares : affections hématologiques et du système lymphatique, affections de la peau et des tissus sous-cutanés, affections du système nerveux, etc.).

En France, 11 vaccins sont obligatoires. Ils concernent les bébés, à partir de la naissance jusqu’à 18 mois, et sont obligatoires pour qu’ils puissent accéder aux établissements de vie en collectivité (crèche, école, garderie, etc.). Les voici dans le calendrier vaccinal ci-dessous :

vaccination-info-service.fr

Pour rappel, les vaccins sur prescription médicale sont pris en charge par l’Assurance maladie à hauteur de 65%. Les personnes âgées de plus de 65 ans, les personnes souffrant de certaines affections de longue durée (ALD) ou obèses, peuvent quant à elles obtenir un remboursement de 100% de leurs vaccins. Il en va de même pour le vaccin Rougeole – Oreillons – Rubéole (ROR), qui est remboursé à 100% pour les enfants et les jeunes de 12 mois à 17 ans. Par contre, les vaccins obligatoires ou recommandés pour effectuer un voyage à l’étranger ne sont pas pris en charge par l’Assurance maladie.  

La vaccination pour les adultes 

La vaccination ne concerne pas seulement les enfants. Il est important pour les adultes d’effectuer leurs rappels de vaccin, car l’immunité qu’ils procurent ne dure pas toute la vie. De plus, certains vaccins sont recommandés chez l’adulte dans certaines situations particulières (avant une grossesse, maladie chronique, personne fragile dans l’entourage).

Recommandations générales de vaccins

Diphtérie, Tétanos, Poliomyélite, Coqueluche

Rappel à 25 ans.

Méningites et septicémies à méningocoque C

Pour les adultes non vaccinés dans l’enfance ou l’adolescence, la vaccination est recommandée jusqu’à 24 ans inclus. Il existe également des vaccins particuliers comme la coqueluche, la grippe, la fièvre jaune, hépatite A, hépatite B, papillomavirus, méningite ou encore varicelle.

La coqueluche

La coqueluche de l’adulte est une maladie le plus souvent méconnue. Elle se diagnostique face à une toux (augmentant la nuit et responsable d’insomnie) sans cause évidente qui persiste ou s’aggrave au-delà d’une semaine. 

Même si cette maladie n’est pas très grave pour l’adulte, les personnes peuvent transmettre la coqueluche à des nourrissons, et cela sera risqué pour eux. Cette vaccination est recommandée pour les adultes non vaccinés contre la coqueluche au cours des dix dernières années ayant le projet d’avoir un enfant, ou faisant partie de l’entourage d’une femme enceinte.

La grippe

Le vaccin contre la grippe s’effectue chaque année à l’approche de l’hiver. 

La vaccination contre la grippe est recommandée :

  • aux femmes enceintes, 
  • aux personnes âgées de plus de 6 mois présentant des maladies respiratoires, cardiovasculaires, neurologiques et neuromusculaires, des reins et du foie, des troubles métaboliques, de l’immunité et maladies sanguines,
  • à l’entourage des nourrissons considérés comme fragiles (prématurés, maladies infantiles, etc.),
  • aux personnes obèses,
  • à l’entourage des personnes immunodéprimées,
  • aux personnes qui travaillent ou vivent dans un établissement de soins ou médico-social,
  • aux personnes âgées de plus de 65 ans.

Les personnes à risques sont directement concernées par ce vaccin et les modalités de vaccination sont simplifiées (il est possible de retirer le vaccin directement en pharmacie sans consultation médicale après réception du bon de prise en charge par l’Assurance maladie à domicile).  Le vaccin met 3 semaines avant de faire effet dans le corps, c’est pour cela qu’il faut le faire avant la période hivernale. Comme énoncé précédemment, ce vaccin est remboursé à 100% pour les personnes à risques.

La fièvre jaune

La fièvre jaune se traduit par une hépatonéphrite. Elle atteint le foie et les reins et se transmet par une piqûre de moustique. Il est nécessaire de se faire vacciner contre cette maladie lorsqu’un voyage est prévu dans un pays ou le virus est en circulation (Algérie, Allemagne, Angola, Argentine, Arménie, etc.) La vaccination contre la fièvre jaune permet d’obtenir une protection efficace (95%) au bout de dix jours après son injection. 

Hépatite A

L’hépatite A est une maladie infectieuse aiguë du foie provoquée par un virus (VHA). Elle est différente de l’hépatite B ou C pour deux raisons : les modes de transmission sont différents et la maladie ne peut pas devenir chronique. 

Le principal mode de transmission est entre deux personnes par voie féco-orale. Cela se traduit par une infection : un élément qui a été contaminé par les selles d’une personne infectée par le VHA est absorbé par une personne qui n’est pas immunisé. La transmission peut également se faire par voie sexuelle, favorisée par les contacts oro-anaux. Cette contamination à l’hépatite A peut avoir lieu suite à un manque de lavages réguliers des mains. Il est recommandé aux jeunes dans des établissements d’accueil, aux patients atteints de mucoviscidose et/ou de pathologie hépatobiliaire chronique, aux homosexuels masculins et aux voyageurs dans les pays de moyenne et haute endémicité de se faire vacciner contre l’hépatite A. 

Hépatite B

Le virus de l’hépatite B s’attrape par contact avec le sang, ou lors de rapports sexuels non protégés avec une personne infectée. Le virus se manifeste par une jaunisse (coloration jaune de la peau et des yeux), de la fatigue et des vomissements. Elle peut cependant aussi passer inaperçue.

Le risque principal de l’hépatite B est qu’elle devienne chronique et entraîne le développement d’une cirrhose ou d’un cancer du foie. Dans la population adulte, le risque de développer une hépatite B chronique est d’environ 1 sur 10. Une personne qui a été infectée par le virus de l’hépatite B reste infectée et contagieuse toute sa vie.
La vaccination est recommandée pour tous à l’adolescence au plus tard.

Papillomavirus

Les papillomavirus humains (ou HPV) se transmettent principalement par voie sexuelle, à l’occasion d’un rapport sexuel et/ou de simples caresses. Environ 8 femmes sur 10 sont exposées à ce virus dans leur vie. La vaccination papillomavirus est une prévention des lésions précancéreuses et/ou cancéreuses du col de l’utérus, de la vulve du vagin et de l’anus.

La vaccination est recommandée pour toutes les jeunes femmes débutant leurs rapports sexuels entre 11 et 14 ans.

Méningite

La méningite correspond à l’inflammation des méninges. Les méninges sont les enveloppes du système nerveux qui correspondent à la moelle épinière et au cerveau.

Le plus souvent, la méningite est virale (due à un virus), mais elle peut être bactérienne. C’est dans ces cas où elle est la plus grave. Il faut traiter la/les bactérie(s) par antibiotique pour diminuer les risques de décès (20 % chez l’adulte) et de séquelles (30 %).

Les principales bactéries, sont le pneumocoque, le méningocoque et l’Haemophilus. La vaccination et les antibiotiques préventifs sont les deux moyens de prévenir au mieux ces bactéries.

Varicelle

La varicelle est une maladie virale qui touche en grande partie les enfants. Les adultes sont normalement immunisés et protégés contre l’infection. Cependant, certains adultes qui n’ont jamais attrapé la varicelle étant jeunes peuvent être touchés par le virus à l’âge adulte. La varicelle peut alors présenter des formes graves et des complications pulmonaires ou neurologiques. Les adultes infectés peuvent également transmettre le virus à des enfants ou femmes enceintes ce qui engendre des conséquences graves.

Bien que peu respectée, la vaccination est fortement recommandée pour les adultes qui n’ont pas d’antécédent de varicelle, s’ils sont en contact avec des femmes en âge de procréer ou venant d’accoucher ou s’ils ont été exposés à la varicelle depuis moins de 3 jours.

Tabac : quels sont ses effets sur votre physique ?

Tabac : quels sont ces effets sur votre physique ?

Un vieillissement de la peau prématuré

Ce n’est plus un secret, le tabac accentue le vieillissement de la peau, en plus de toutes les maladies qu’il peut causer. Pour mieux visualiser ces effets, des chercheurs ont réalisé une étude qui met en scène 186 jumeaux fumeurs et non fumeurs, et illustre les dégradations physiques liées au tabac.

Des fumeurs face à leur jumeau non fumeurs 

La consommation de tabac accélère le vieillissement cutané de la peau pour plusieurs raisons. En effet, la présence de nicotine dans la cigarette a pour effet de détruire la vitamine C présente dans notre corps. Cette vitamine est notamment nécessaire pour produire les fibres de collagène, essentielles pour construire l’élasticité de notre peau. Face à ce manque de vitamine C, les premiers signes de l’âge se manifestent prématurément sur votre visage : apparition de rides. À savoir que le fait de fumer, augmente les rides de 80%. Le dernier mécanisme de vieillissement de la peau est la vasoconstriction, soit la réduction de la taille des vaisseaux sanguins. Ce phénomène se traduit par un manque d’alimentation de nos cellules en oxygène. Cela entraîne donc sur votre physique un teint terne et grisâtre. 

D’autres effets du tabac

Bien que la peau soit largement impactée par la cigarette, les cheveux le sont également. En effet, les cheveux d’un fumeur auront tendance à grisonner plus rapidement que ceux d’une personne qui ne fume pas. La cigarette peut aussi avoir un impact sur la pousse des cheveux. L’étude, précédemment citée, sur le vieillissement prématuré chez les fumeurs qui a été menée par des chirurgiens dans l’Ohio a mis en lumière plusieurs aspects de signes de vieillesse, qui sont nettement plus visibles sur certaines parties du visage des fumeurs. Les paupières supérieures sont plus tombantes, les poches sous les yeux paraissent plus visibles, les rides autour de la bouche sont plus accentuées à cause du mouvement de tirer sur la cigarette pour fumer. Selon l’étude, les fumeurs sont également plus disposés à avoir des joues tombantes et la peau relâchée. Le visage de tous ces fumeurs est plus ridé que celui de leur jumeau, ce qui accentue considérablement leur âge. 

Rappelons aussi que l’état de notre peau révèle l’état de santé de notre corps… Alors, pourquoi continuer ?

L’ARS Grand-Est sélectionne le projet de l’Ehpad Amapa Les Acacias

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Dans une approche conciliant les champs médicaux-sociaux et sanitaires, l’Ehpad « Les Acacias » établissement médico-social du groupe Doctegestio, a déposé un projet sur la prévention bucco-dentaire ainsi que la dénutrition, et sur l’activité physique pour les personnes âgées. L’ARS Grand-Est a décidé de soutenir ce projet.

Le plan Ma Santé 2022

Mme Agnès Buzyn, Ministre des solidarités et de la santé, a placé lors de la présentation du plan « Ma Santé 2022 » la prévention et la promotion de la santé tout au long de la vie et dans tous les milieux au rang des priorités nationales de santé publique.

L’ARS Grand-Est, parmi les défis de santé auxquels la région doit faire face, a mis en évidence le vieillissement de la population avec une forte hausse de personnes âgées et dépendantes à horizon 2030, et de fortes inégalités d’accès aux soins notamment.

Dans ce contexte, plusieurs objectifs ont été retenus dans le cadre du Projet Régional de Santé Grand Est pour la période 2018 – 2023, au rang desquels figurent la prévention, la promotion de la santé ainsi que l’amélioration d’accès aux soins pour les personnes âgées ou fragiles. Avec le même objectif le département de la Moselle a lancé un appel à projet concernant les actions de prévention en Ehpad.

Le projet

Prévention bucco-dentaire et dénutrition

Selon l’Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire :

« L’état de santé bucco-dentaire des personnes âgées en France est dégradé. Plus du tiers des personnes âgées en perte d’autonomie souffrent de pathologies bucco-dentaires pouvant avoir des conséquences graves sur leur santé : risques de dénutrition, pathologies cardiaques, articulaires, rhumatismes… D’après la dernière étude de l’Institut de Veille Sanitaire, la vie en institution réduirait le recours au chirurgien-dentiste de près de 25%, par rapport à la vie à domicile Cette enquête souligne aussi les besoins de sensibilisation à la prévention et de formation du personnel soignant pour ces pathologies. »

Le projet de l’Ehpad Les Acacias vise d’une part à favoriser la prévention bucco-dentaire des résidents en Ehpad et limiter le risque de dénutrition.

Il consiste en la mise en relation entre les résidents et des professionnels de santé pour assurer une formation préventive ainsi qu’un suivi régulier des bases de l’hygiène bucco-dentaire. Il vise également à l’accompagnement des résidents en cabinet dentaire pour la poursuite des soins, prothétiques le cas échéant à la demande du praticien suite au bilan bucco dentaire initié au sein de l’Ehpad.

Pour la réalisation de cette partie du projet, Amapa activité médico-sociale du groupe Doctegestio, collabore avec Doctocare, activité médicale du groupe.

La pratique de l’activité physique

Que ce soit l’OMS en 2004, l’INSERM en 2008 ou la HAS en 2011, tous mettent en évidence le rôle préventif de l’activité physique dans de nombreuses pathologies chroniques : maladies cardiovasculaires, diabète, obésité, cancers …

Les effets physiques directs sont bien connus, amélioration des fonctions cardio respiratoire, locomotrices et des troubles de l’équilibre, et musculaires.

L’activité physique a également un rôle essentiel dans la préservation du lien social.

Face à de tels bénéfices il est important d’assurer le développement de la pratique d’activités physiques.

Le projet proposé veut faciliter la compréhension des enjeux de l’activité physique d’une part et d’autre part proposer un environnement facilitant cette activité.

La pratique d’une activité physique adaptée est affaire de professionnels croisant des compétences dans le domaine du sport et de la santé.

  • Elle sera pratiquée par des professionnels qualifiés (personnels soignants spécifiquement formés ou personnel titulaire d’une licence APA),
  • Elle reposera sur une évaluation préalable de la situation du résidant impliquant le médecin traitant, lequel a été sensibilisé à la pratique de l’activité physique adaptée.

L’activité physique adaptée est à la fois considérée comme un moyen de prévention de la perte d’autonomie mais aussi comme un moyen thérapeutique non médicamenteux. Les activités pratiquées seront prescrites par le médecin traitant et tracées dans le dossier médical du pensionnaire.

En date du 8 novembre 2019, la Délégation Territoriale de Moselle de l’Agence Régionale de Santé Grand-Est a informé la directrice de l’Ehpad Les Acacias que le projet déposé par Amapa était retenu et financé.

Arrêt du tabac : vous aussi vous pouvez !

Arrêt du tabac : vous aussi vous pouvez !

Des témoignages encourageants

Les thérapies groupées

« J’ai arrêté de fumer il y a maintenant plus de 4 ans. J’ai arrêté avec mon mari, ensemble, en attendant que, lui, se décide à arrêter car on ne peut pas forcer quelqu’un à avoir la volonté. Car il en faut. C’est dur et je le revendique. J’ai écrit un journal sur les pensées du moment, mes colères, mes pétages de plomb, etc. le sevrage tout simplement. Cela m’a bien aidé à surmonter, à comprendre et, du coup, je l’ai mis sur internet pensant peut-être à aider, si ce n’est qu’une seule personne.

Voilà, ça fait maintenant plus de 4 ans. J’ai passé de durs moments mais maintenant c’est complètement fini, j’en suis sortie, même si j’ai encore quelques envies de temps en temps mais qui se font de plus en plus rares. Il faut penser à autre chose et ça passe, tout seul… Bon courage…”.

Sandrine (34 ans) 

Dans le précédent article sur le sujet, nous vous avons exposé différentes manières d’arrêter de fumer. Aussi bien physique que psychologique, cette dépendance peut être appréhendée différemment. Dans certains cas, il est plus facile d’arrêter de fumer en duo ou en groupe. C’est pourquoi il existe des thérapies groupées. L’entraide et l’avancée d’une autre personne sont des sources de motivation. C’est pourquoi ces thérapies sont très populaires et il est possible de commencer par elles en ce mois sans tabac.

E-cigarette 

« Bonjour, et tout d’abord merci à stop tabac qui m’a bien aidé, je suis une ex-fumeuse depuis 6 mois, j’ai vapoté ma e-cigarette pendant 5 mois ce qui m’a bien aidé car pas de manque, j’ai diminué la dose de nicotine au fur et à mesure des mois. Et il y a 1 mois j’ai perdu une cigarette, il m’en restait juste une, et celle-ci tombe en panne, plus de vapeur !!!! J’ai donc continué sans e-cigarette, première semaine un peu dure, puis depuis 15 jours tout va bien, je suis trop contente. En plus mon mari fume toujours, je le regarde et me dis, quel plaisir de ne plus fumer, odeur désagréable dans la bouche, vêtements, etc… Alors bon courage à tous et toutes. Il faut être motivée, tout se passe dans la tête. »

Evelyne (61 ans)

Les spécialistes sont en accord pour dire que la cigarette électronique est un excellent moyen d’arrêter de fumer. En effet, une dose de nicotine permet de pallier au manque. Cette dose s’ajuste au fur et à mesure du temps. Le but étant de la diminuer jusqu’à l’arrêt complet de nicotine. De nombreux témoignages affirment que de passer par la e-cigarette aide psychologiquement, contrairement à des méthodes plus drastiques. 

La méthode Allen Carr

« Bonjour à tous. J’ai 46 ans et suis fumeuse depuis mes 18 ans à peu près. Jusqu’à mes 35 ans, je ne ressentais aucune envie d’arrêter le tabac car j’étais jeune et pleine d’énergie… Mais le temps passe et la psychologie des gens change, notamment après avoir appris que j’avais une polyarthrite et que mon espérance de vie était de ce fait diminuée de quelques années. De plus, après avoir consulté des tas d’articles sur cette maladie sur le web, j’ai appris que la maladie pouvait être le résultat d’un tabagisme de longue date. J’ai commencé à devenir hypocondriaque et à souffrir de cela. Plus aucune journée ne passait sans qu’un petit bobo où gêne ne me fasse penser au pire ! Le tabac est un piège pernicieux et redoutable car si le danger est bien réel, arrêter de fumer est si simple que cela en devient contradictoire. Pour ma part, j’ai lu le livre d’Allen Carr (En finir avec la cigarette) et en le terminant, et même avant de le terminer, j’ai réalisé à quel point on pouvait être autodestructeur. Il suffit de ne pas allumer une prochaine cigarette et de profiter de la liberté que cela nous procure. Lisez ce livre avec sérieux et concentration, il vous donnera les clés pour profiter de votre nouvelle vie sans tabac. Et pour ceux qui se sentent nuls de ne pas y arriver, sachez que ce n’est pas de la volonté dont vous avez besoin mais de la pleine conscience que la vie peut être belle sans la cigarette. Je vous envoie par ces mots toute ma sympathie, vous pouvez y arriver ! »

Alexandra (46 ans)

Allen Carr, auteur à succès et ancien gros fumeur, a créé une méthode pour arrêter de fumer qu’il a transcrite dans son ouvrage “The Easy Way to Stop Smoking”. Selon lui, que l’on soit fumeur depuis des dizaines d’années ou peu de temps, que l’on fume un paquet de cigarettes par jour ou 5 cigarettes, la dépendance reste la même. Pour Allen Carr, la dépendance chimique à la nicotine n’est rien en comparaison de l’esclavage que représente la dépendance psychologique. Le problème de la cigarette est la nicotine. Cette substance qui est dans la cigarette est celle qui fait ressentir l’envie. Elle joue sur le cerveau et les peurs. C’est elle qui crée la sensation de manque et c’est à cause de ces effets que l’on n’arrive pas à arrêter la cigarette. 

Allen Carr explique : “La 1ère cigarette n’est pas bonne, la deuxième un peu moins infâme et ensuite on commence à prendre du plaisir. Pourquoi ? C’est cette substance (nicotine) qui dit  au cerveau que fumer détend et qu’on a besoin de fumer pour cela. La nicotine est un effet puissant qui va mentir au cerveau. Pour arrêter de fumer, il faut donc arrêter la nicotine. Elle est qualifiée d’ennemi numéro 1 et imagée par un monstre contre lequel il faut se battre.”

Pour combattre la nicotine c’est simple : sachant qu’elle reste 3 semaines dans le corps, il faut donc arrêter de fumer pendant minimum 3 semaines. Ces 21 premiers jours peuvent être compliqués. Au début, la nicotine va tromper le cerveau et faire ressentir un manque. C’est pourquoi beaucoup se tournent vers la nourriture. En effet, les fumeurs pèsent à peu près 3kg de moins que le poids qu’ils devraient avoir. Cette nicotine joue un véritable rôle sur notre bien-être et fausse cet effet. Il faut comprendre cela pour pouvoir arrêter. La nicotine ne fait que tromper le cerveau et notre psychologie.

La méthode d’Allen Carr est basée sur des séances de groupe. Il n’y a pas besoin d’utiliser sa volonté pour arrêter de fumer. Le plus important est de démonter un certain nombre d’idées et de croyances par rapport au tabac. 

Les substituts nicotiniques

« Bonjour, j’ai arrêté de fumer récemment, il y a 5 jours. Je me suis levée et j’ai dit stop aux clopes ! J’étais une grosse fumeuse, j’ai commencé à 16 ans jusqu’à mes 54 ans et je n’ai jamais fait de tentatives d’arrêt car je savais au fond de moi que je n’étais pas prête. L’idée d’arrêter de fumer me terrorisait et me mettait dans un tel état ! Mon rêve le plus fou était d’y arriver. Je mets tous les matins un patch à 21 g. Pour l’instant, aucune envie de fumer et aucune souffrance. Je suis une femme très angoissée de nature et pourtant plus d’angoisse depuis cet arrêt ! Je me sens super bien et joyeuse. À croire que le stress vient souvent de la cigarette, car nous sommes dans une dépendance étant fumeur et je pense que l’on perd notre confiance ! Donc si j’y arrive, vous pouvez arrêter. »

Brigitte (54 ans)

Les substituts nicotiniques sont d’une aide précieuse. En effet, la nicotine présente dans les patchs ou les gommes aide à ne pas ressentir le manque. Il suffit de doser ces substituts de manière adaptée et adopter de nouvelles habitudes. Physiquement parlant, votre corps ne ressentira donc pas le manque de cigarette et la volonté s’occupera de l’aspect psychologique. 

Comment réussir à arrêter de fumer ?

Comment réussir à arrêter de fumer ?

La dépendance tabagique est un réel problème de santé publique : elle tue 5 millions de personne par an. Les chercheurs estiment qu’en 2020, le nombre de morts à cause du tabac atteindra les 10 millions. Malgré ce chiffre alarmant, la consommation de tabac ne cesse d’augmenter. Arrêter de fumer n’est pas évident, mais l’arrêt du tabac n’est pas inaccessible. Il existe des méthodes efficaces pour arrêter de fumer naturellement.  

1. Les substituts nicotiniques

Comment fonctionnent les substituts nicotiniques et lesquels utiliser ? 

Ce sont des produits que l’on peut trouver en pharmacie qui contiennent une dose bien précise de nicotine. Ils servent à réduire le taux de nicotine dans le corps de manière progressive pour éviter les effets indésirables dus au sevrage tabagique. 

Lorsqu’on arrête de fumer d’un coup, le manque de nicotine peut provoquer de nombreux effets indésirables (maux de tête, insomnies, fatigue générale, irritabilité, mauvaise humeur, sensation de faim, etc.) Tous ces effets peuvent freiner dans l’envie d’arrêter de fumer. Les substituts servent donc à apporter une dose de nicotine au quotidien pour permettre au fumeur de se libérer progressivement de l’addiction. La nicotine en elle-même n’est pas nocive pour la santé, mais elle entraîne une addiction. 

Il existe deux types de substituts nicotinique : les patchs continus et les substituts ponctuels. 

  • Les patchs se collent sur l’épaule, ou la cuisse par exemple. Ils diffusent toute la journée de la nicotine. Il est possible de porter ce type patch durant la nuit. Son avantage ? Cela permet d’éviter les grosses envies de fumer au réveil. Solution efficace pour les fumeurs qui ont besoin de leur cigarette du matin. Ces patchs diffusent donc de la nicotine en continu dans le corps à la différence de la cigarette qui diffuse de la nicotine de manière ponctuelle. Fumer une cigarette provoque un pic de nicotine dans notre corps, c’est donc l’effet de diffusion continue des patchs qui permet de se libérer de cette accoutumance. La transition entre les différents dosages est donc censée se faire en douceur sans ressentir le manque.
  • Le second type de substitut apporte un pic de nicotine lorsque l’on éprouve des pulsions. Il existe des sprays à vaporiser dans la bouche, des pastilles à sucer, des gommes à mâcher, ainsi que des comprimés à avaler. 

Il est prouvé scientifiquement que les substituts doublent la chance de réussite d’arrêt du tabac. 

2. Les thérapies comportementales et cognitives

L’aspect cognitif (qui se rapporte à la faculté de connaître) correspond à tout ce qui se passe dans le cerveau de la personne qui fume. En effet, la cigarette agit sur le cerveau de manière directe grâce à la nicotine. Cet aspect peut être résumé par la lutte entre la volonté de la personne et l’effet pharmacologique du tabac sur son cerveau. L’aspect comportemental recouvre tous les comportements fréquents du fumeur dans la vie de tous les jours : allumer une cigarette lorsque l’on se sent stressé ou lorsque l’on réfléchit à un problème compliqué, etc.

Les thérapies comportementales et cognitives vont permettre au fumeur de parler de son addiction avec un spécialiste, et de se faire guider pour mieux comprendre comment agir contre les pulsions que lui provoquent la nicotine. Un homéopathe vous permettra de recevoir un traitement personnalisé pour lutter contre la nervosité et l’irritabilité due au manque de nicotine. 

Ces thérapies visent à modifier les comportements à “problèmes” par apprentissage de nouveaux comportements incompatibles avec les premiers et/ou mieux adaptés. La relaxation par exemple est un comportement incompatible avec l’anxiété et l’irritabilité, car nous ne pouvons développer qu’une seule émotion à la fois. 

Par exemple, lors d’une soirée entre amis, le schéma cognitif où la croyance est : “sans fumer, je ne peux pas passer une bonne soirée”, cela génère ensuite la pensée automatique “Allez, j’en fume une pour passer une bonne soirée !”. L’émotion provoquée sera alors le plaisir, le comportement sera d’allumer une cigarette et les conséquences seront le plaisir et le renforcement social. 

Des chercheurs de la Cochrane Collaboration ont déterminé que les séances individuelles de thérapie cognitivo-comportementale augmentent les chances de réussir l’arrêt du tabac d’environ 50%. Cette technique peut être mise en corrélation avec d’autres comme les substituts nicotiniques ou la consommation de plantes pour augmenter le taux de réussite. 

3. Les médecines douces pour arrêter de fumer

Même si leur efficacité n’a pas été démontrée par le biais d’études scientifiques, certaines plantes peuvent aider dans le processus d’arrêt de la cigarette. 

Voici une liste de plantes qui ont fait leurs preuves auprès de nombreux fumeurs : 

  • Le kudzu : il s’agit d’une racine originaire du sud-est asiatique. Cette plante est efficace contre les addictions car c’est un puissant détoxifiant. De nombreux docteurs  recommandent de la consommer à raison d’une gélule par jour avant le repas pendant deux à trois semaines.
  • Les fleurs de Bach stop-tabac. Ce mélange d’aigremoine, de bourgeon de marronnier, de centaurée, de noyer et de prunus aident à surmonter les pulsions et à renforcer sa confiance en soi. Quatre gouttes dès que le besoin de cigarette se fait sentir et l’envie disparaît. 
  • La tisane anti-toux. Les muqueuses du fumeur sont abîmées par la fumée et anesthésiées par la nicotine. C’est pourquoi il est fréquent de tousser après l’arrêt du tabac. Pour apaiser l’inflammation et booster les défenses naturelles, il faut boire une tisane à base de mauve qui renforce la muqueuse, et une tisane de marrube blanc pour reconstituer le film protecteur. Une cuillerée à soupe par tasse à raison de deux tasses par jour.

4. L’auriculothérapie

Technique d’acupuncture découverte par le Docteur Paul Laugier, elle stimule les points situés dans le pavillon de l’oreille et agit directement sur le système nerveux du corps. 

La séance dure 30 minutes et la méthode est naturelle et indolore. « Une séance peut suffire, mais un deuxième rendez-vous de consolidation est parfois nécessaire » , selon l’experte Aurélie Hémard qui pratique l’ostéopathie, l’auriculothérapie et l’hypnose. Cette méthode est idéale pour les gros fumeurs accros à la nicotine, car elle agit sur le manque physique. Le plus ? La possibilité de stimuler des points pour éviter la prise de poids, souvent redoutée quand on cesse de fumer. L’inconvénient de cette pratique reste l’aspect psychologique. La technique peut faire disparaître l’envie physique, mais pas l’envie psychologique. Face à un stress ponctuel, un dîner entre amis fumeurs, vous risquez donc de replonger si l’envie n’est pas la. « Si on replonge une fois, c’est pour de bon : tous les bienfaits de la séance s’annulent », avertit Aurélie Hémard. 

Après deux séances, rien ne se passe ? Ce n’était pas la bonne méthode pour vous : rien ne sert d’insister.

Octobre Rose à la Clinique Saint-Jean l’Ermitage

Octobre Rose à la Clinique Saint-Jean l’Ermitage

Depuis le début du mois, et à l’occasion d’Octobre Rose, le personnel de la Clinique Saint-Jean l’Ermitage de Melun, établissement du groupe Doctegestio, s’est investi dans une campagne de mobilisation dans le cadre de la lutte contre le cancer du sein.

Tout au long de ce mois, la Clinique a mis en place un programme d’actions de sensibilisation pour les patients, les visiteurs et les professionnels. Un stand d’informations et de dépistage était présent pour répondre aux interrogations des visiteurs avec la participation :

  • D’intervenants et Infirmières en oncologie de la Clinique, 
  • Du centre de dépistage de Seine et Marne ADC 77, 
  • De l’équipe du centre de Radiothérapie de Seine et Marne (CRsm), 
  • De bénévoles de la Ligue contre le Cancer,
  • Des marques “Amoena” et “Anita” pour la présentation des prothèses mammaires externes et des lingeries adaptées par Nadine Guillon, 
  • D’une dermo-esthéticienne, Sabine Valenti (maquillage permanent et tatouage des aréoles mammaires), 
  • Du Docteur Santi, Médecin Anesthésiste, pour les séances d’hypnose détente, 
  • D’Aurélien Tranchet, photographe primé pour 2 photographies de femmes atteintes du cancer du sein, 
  • D’une aromatherapeute, 
  • D’une réflexologue de l’association AQS, 
  • Ainsi que de la documentation de l’INCA à disposition de tous. 

De nombreuses thématiques ont été abordées, de la chimiothérapie, des traitements et leurs effets secondaires, à la pose de prothèses mammaires artificielles, en passant par des conseils beauté, sans crainte d’aborder les sujets les plus sensibles liés à cette pathologie.

Tous les mercredis, des séances de Massage Shiatsu ont été dispensées pour tous, en partenariat avec l’école de shiatsu de Michelle Benoit-Dur. Cette technique de relaxation reconnue au Japon, peut se pratiquer habillé, pour un apaisement et une décontraction immédiats.

S’ajoute à ce programme, plusieurs représentations d’une pièce de théâtre forum (interactive) sur le “Vécu du parcours de la Maladie”. Elles furent interprétées par une professionnelle du domaine paramédical de la Clinique, de patients suivis en oncologie et en partenariat avec l’Association Qualité du Soin. Une manière humoristique  de sensibiliser à la pathologie tout en interpellant le public, car le cancer du sein, touche plus de 54 000 personnes chaque année.

La Clinique Saint-Jean l’Ermitage propose une prise en charge complète pour les patients atteints du cancer du sein. Par la présence sur son site unique et par une coopération entre professionnels impliqués dans toutes les étapes du parcours de soins, tels que Manipulateurs en Radiothérapie, Chirurgiens, Oncologues, Chimiotérapeutes, Kinésithérapeutes, Infirmières, Personnel paramédical, Psychologues : les patients bénéficient d’un parcours de soins adapté et coordonné.

Pour rappel, il est conseillé de faire un dépistage du cancer du sein tous les ans, à partir de 25 ans, sous forme d’un examen clinique.