Les Français ont en moyenne 10,6 partenaires sexuels dans leur vie, avec une différence entre les hommes et les femmes. En effet, les garçons partagent en moyenne leur lit avec 14,1 personnes, contre 7,3 pour les femmes. On observe également une grande différence entre la région parisienne et la province. Les Franciliens rencontrent en moyenne au cours de leur vie 16 partenaires sexuels. Un chiffre divisé par deux dans le reste de la France, les provinciaux partagent leur lit avec 8 personnes différentes. 

Les Français sont majoritairement en couple

75% des Français sont en couple, dont 66% d’entre eux vivent ensemble sous le même toit. Les catégories sociales supérieures (CSP+) sont plus nombreuses à partager leur vie avec quelqu’un : 80% des cadres et des professions libérales sont en couple. Les artisans et commerçants sont 78% à vivre à deux, à l’inverse les ouvriers et les employés sont 73%.

Quant aux retraités, ils sont 78% à vivre en couple, tandis que les inactifs le sont à 65%. Pour finir, il reste 8% des Français à ne jamais avoir partagé leur vie avec une autre personne. 

Le sexe n’est pas pratiqué au quotidien chez les Français

À la question : “Quelle est la fréquence de vos rapports sexuels ?”  25% des Français répondent moins d’une fois par semaine, 25% aucun rapport sexuel, 22% d’une à moins de deux fois par semaine, 18% de deux à trois fois et 10% plus de trois fois par semaine. En moyenne, les Français font donc l’amour 1,5 fois par semaine. Des chiffres qui peuvent paraître différents de ce que l’on pouvait imaginer.

Il y a donc une large différence entre ce que l’on peut penser et la réalité de la vie sexuelle des Français.

La satisfaction sexuelle des Françaises… 

Une Française sur trois se considère comme insatisfaite de sa vie sexuelle, contre une femme sur cinq en Allemagne. Ce faible niveau de satisfaction n’est pourtant pas lié à un manque de partenaire, ni d’activité sexuelle. L’insatisfaction de la vie sentimentale est en réalité le problème majeur.  

« Ce taux élevé d’insatisfaction observé dans l’Hexagone tient sans doute à certaines pesanteurs culturelles – notamment l’injonction à la performance sexuelle qui amène à réaliser des pratiques qui ne sont pas forcément les plus épanouissantes – mais aussi à leurs spécificités qui ne créent pas les conditions favorables à cet épanouissement. Parmi elles, on peut citer entre autres, une forte consommation d’antidépresseurs, un taux de chômage élevé, une plus grande difficulté à concilier vies professionnelle et familiale (liée à une plus grande présence sur le marché du travail) ou une situation maritale moins stable au regard des taux de mariage, de vie en couple et de cohabitation sous le même toit plus faibles que dans les autres pays. »

François Kraus, directeur de l’enquête Ifop publiée à l’occasion de la journée mondiale de l’orgasme.
Enquête Ifop publiée à l’occasion de la journée mondiale de l’orgasme – 2018

En conclusion, les Françaises ne sont pas les plus épanouies sexuellement, bien que leurs rapports soient plus ou moins réguliers, leur satisfaction au lit n’est pas du tout concluante. C’est pourquoi, les femmes admettent se faire plaisir seule. En effet, 76% des Françaises, soit trois femmes sur quatre expliquent qu’elles se sont déjà masturbées. Ce chiffre n’a cessé d’évoluer au cours des années, marque d’une libération sexuelle pour les femmes et d’une baisse considérable des tabous. En 1970, les Françaises n’étaient que 17% à se masturber, contre 42% en 1992 et enfin, 60% en 2006. Allons-nous atteindre les 100% dans les années futures ? Nous en reparlerons plus tard. 

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